Le moustique : L'ennemi mondial

Le moustique, dont notamment le moustique tigre (Aedes Albopictus ), est l'animal qui transmet le plus de maladies sur la planète.

Gros plan sur un moustique tigre en train de piquer

Toutes les fondations et organismes qui œuvrent au plan sanitaire ont le moustique dans le collimateur. Et pour cause ! Les maladies qu'il véhicule sont présentes dans plus des 2/3 des pays dans le monde et sont à l'origine de graves épidémies mortelles, avec de lourdes conséquences économiques. 
La nécessité de réaliser des efforts soutenus et prolongés pour limiter les crises épidémiques est déterminante : les solutions ponctuelles (fumigation, moustiquaires, répulsifs...) ne suffisent plus et ne suffiront pas. 
Malgré les recommandations de l'OMS et les programmes de lutte mis en place sur les 5 continents, le moustique continue de proliférer et devient de plus en plus résistant aux insecticides utilisés. 
En brisant les cycles de reproductions en capturant seulement les femelles moustiques, Qista innove dans la lutte contre les moustiques en associant la protection des humains des risques vectoriels et la préservation des écosystèmes. 

Paludisme : disjonction entre les cas infectés et le nombre de mort

En 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recensait 229 millions de cas de paludisme dont 94% des cas provenaient de la région africaine. Le paludisme tue 1 enfant de moins de 5 ans toutes les 2 minutes (Source OMS 2019).

Cette maladie vectorielle inquiète. Depuis le début des années 2000, les autorités ont mis en place des politiques sanitaires efficaces pour faire reculer le nombre de décès dus au paludisme. Seulement, depuis quelques années le nombre de mort tend à stagner malgré les efforts. Les préoccupations liées au paludisme s’accentuent puisque le paludisme ne cesse de progresser dans certains pays.

Graphique démontrant la dichotomie entre le nombre de cas et le nombre de mortsDichotomie entre le nombre de cas et le nombre de morts

L’expansion des cas de paludisme s’expliquerait par une multitude de facteurs à savoir le réchauffement climatique et l’urbanisation qui favorisent la prolifération du moustique. A cela s’ajoute la résistance du moustique aux insecticides qui altère sérieusement les actions de prévention menées par les pays contre le paludisme et autres maladies vectorielles.

Réchauffement climatique et moustique tigre – quel lien établir ?

Le réchauffement climatique engendre des changements notables de température, des précipitations et de l’humidité. Trois facteurs qui impactent significativement le cycle de vie du moustique et les maladies qu’il transmet.

Favorisée par le réchauffement climatique, l’aire de distribution du moustique s’étend d’année en année. Et pour cause, la hausse des températures accélère le cycle de développement du moustique : entre 20 et 25°C, le cycle s’étend entre 6 et 10 jours alors qu’à 28°C, il est seulement de 6 jours.

Les impacts du changement climatique ne s’arrêtent pas là. La période d’incubation extrinsèque des agents pathogènes varie en fonction des températures. Ainsi, la vitesse de réplication du virus à l’intérieur du diptère peut s’accélérer sous l’effet de la température. Le moustique serait capable de transmettre les maladies plus rapidement.

« L’augmentation de température va accélérer le métabolisme des moustiques et donc des virus dont ils sont les hôtes. Avec une augmentation de 10°C, on observe une multiplication par 10 de l’accélération du cycle »

Anna-Bella Failloux,
entomologiste spécialiste des moustiques vecteurs à l’Institut Pasteur.

Urbanisation, facteur de prolifération du moustique

Face à la prolifération du moustique, le climat n’est pas seul responsable. Les activités humaines jouent également un rôle notable.

Aujourd’hui, nous pouvons retrouver le moustique tigre aussi bien en plein cœur de Paris que dans une zone sèche sur le continent africain. Un des points communs ? La densité de population.

Dans les zones urbaines, l’Homme utilise toutes sortes de récipients pouvant retenir l’eau : pots de fleurs, bassins, outillages, bidons, gouttières, poubelles…  Ces nouvelles zones artificielles permettent aux moustiques de pondre leurs œufs en milieu humide propice à leur développement. Ce sont des conditions idéales pour le moustique qui trouve à proximité de ces zones humides, des proies à sang chaud pour porter ses œufs à maturation.

Le moustique tigre est essentiellement urbain. Son caractère anthropophile (qui aime les lieux habités par l’homme) explique qu’une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser. Actuellement, aucune solution de démoustication n’existe en milieu urbain sans risque pour les populations résidentes en dehors des bornes anti-moustiques QISTA.

Comment expliquer la résistance du moustique aux insecticides ?

Chikungunya, Dengue, Zika sont des maladies vectorielles transmises par les moustiques. Utilisés depuis longtemps dans la lutte anti-vectorielle, les insecticides ont permis d’éviter plusieurs épidémies.

 Seulement, leur emploi répété depuis plus de 40 ans génère aujourd’hui des phénomènes d’adaptation chez le moustique. L’OMS alerte sur la résistance de ces vecteurs qui constitue un obstacle majeur dans la lutte anti-vectorielle. Dotés d’une intelligence incroyable, les moustiques s’adaptent à l’utilisation des insecticides. Ils peuvent exercer une résistance comportementale qui leur permet d’éviter ou limiter tout contact avec les zones traitées aux insecticides. Leur résistance est aussi physiologique et peut être :

  • Une résistance cuticulaire : La cuticule des moustiques résistants s’est épaissie pour répondre à l’usage intensif des insecticides. Résultats, la pénétration de l’insecticide est réduite ou ralentit.
  • Une résistance métabolique : Les moustiques résistants ont accru leur production d’enzyme detoxifiante permettant d’éliminer l’insecticide.
  • Une résistance par modification des sites cibles : les moustiques développent un ou plusieurs gènes qui modifient les récepteurs d’action de l’insecticide (système nerveux, digestif…). Cette mutation protège le moustique des effets biocides des insecticides.

Ces résistances héréditaires engendrent de nouvelles générations de moustiques qui s’adaptent et résistent mieux aux épandages d’insecticide. 

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